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Il y a des choses qui restent sur notre to-do list pendant des jours voire des semaines… des choses sur lesquelles on n’arrive pas à avancer. Prenons l’exemple de Théo, il est formateur et souhaite répondre à un appel d’offres. La date limite approche et il se dit « aujourd’hui, je m’en occupe ».

Or cela fait une heure qu’il fait tout sauf ça. Il est allé sur Facebook modifier ses paramètres de confidentialité, il a consulté ses mails, d’autres sites, il a mis à jour sa version de Power Point… Il aurait pu aussi ranger son bureau,  appeler un ami… Au final il s’est beaucoup agité, mais il n’a pas du tout avancé sur l’objectif qu’il s’était fixé. Il a dépensé de l’énergie, mais il a employé cette énergie pour d’autres tâches.

Voyons quelles auraient pu être les autres façons d’utiliser son énergie, de manière inconsciente bien sûr, pour tout faire, sauf ce qu’il a à faire.

Il aurait pu ne rien faire du tout, c’est-à-dire passer une heure à rêvasser ou à vaquer à ses occupations habituelles, comme si le problème n’existait pas. Il aurait entendu une petite voix dans sa tête dire « Théo, tu as une réponse à un appel d’offres à rédiger… » mais il aurait tout fait pour faire taire cette petite voix. Dans ce cas, son énergie est employée à étouffer le problème et à s’empêcher d’agir. Finalement, le temps passe et la tâche n’est toujours pas effectuée.

Autres exemples typiques de « je ne fais rien pour avancer vers mon objectif, je fais comme si le problème n’existait pas » :

-savoir que son compte en banque n’est pas terrible mais ne pas oser consulter le site de sa banque pour savoir à quel point ce n’est pas terrible.
-se douter qu’on a pris du poids mais ne pas oser monter sur la balance et regarder les chiffres en face
-oublier de faire sa déclaration d’impôts

Théo aurait pu aussi à l’inverse beaucoup penser à cet appel d’offres, y réfléchir encore et encore, retourner le problème dans tous les sens, sans jamais s’installer devant son ordinateur. Il est possible qu’il se dise que ça ne plaira pas ou que ça ne sera pas assez bien … alors il va chercher des idées en regardant des programmes de formation d’autres confrères ou organismes, il cherche à droite à gauche sur internet.

Son énergie est alors tournée vers les autres, vers une autre personne, dans ce cas le commanditaire de l’appel d’offres par exemple. Il imagine, il essaie de deviner ce que cette personne attend de lui sans jamais lui poser la question ; et il ne se pose pas la question « qu’est-ce que moi j’ai à proposer ? ». Le risque est qu’il fasse toute une montagne de ce qui est attendu et qu’il déclare forfait avant même d’avoir commencé, ou bien qu’il calque une solution toute faite venant de quelqu’un d’autre plutôt qu’une solution à lui, personnelle et réfléchie.

Enfin, réaction plus extrême, Théo aurait pu tomber malade ou se casser un doigt, avoir une migraine, ou tout envoyer balader violemment. Dans ce cas, l’énergie liée à son immobilisme se serait retournée contre lui.

On peut observer cela quand par exemple quand on tombe malade le jour d’un examen.

Ces quelques exemples montrent que lorsqu’on a quelque chose d’important à faire et qu’on ne le fait pas, cela nous demande quand même de l’énergie. On met finalement beaucoup d’énergie à ne pas résoudre un problème ! Seulement, l’énergie n’est pas là où elle devrait être.

Avez-vous repéré quel est votre tempérament préféré pour ne pas faire ce que vous avez à faire?

-vous agiter dans tous les sens ?
-utiliser votre énergie pour oublier ce que vous avez à faire ?
-y penser constamment, parfois en vous focalisant sur les attentes des autres, sans jamais vous mettre au travail ?

A noter que ces comportements peuvent aussi s’appliquer pour quelque chose qui n’est pas à « faire » concrètement, mais à « penser », par exemple une décision à prendre.
Je peux réfléchir dans tous les sens et donc m’agiter, je peux m’empêcher de réfléchir, de penser, ou je peux penser en fonction des autres.

Pour conclure, comment faire pour passer à l’action, se mettre en mouvement?

Quelques pistes :

-diviser une grosse tâche en plusieurs petites
-quand on reporte une tâche jour après jour, s’y atteler juste pour 5 minutes : ça permet de diminuer l’angoisse « ça y est j’ai commencé ! » et aussi de revenir à la réalité “ah finalement ce n’est pas si difficile”
-voir ce qui pourrait arriver si je ne fais pas ce que j’ai à faire, et donc me motiver pour le faire, sinon c’est pire ; par exemple si je n’envoie pas ma déclaration d’impôts à temps, je devrai payer une majoration.

L’idéal est de faire appel à une tierce personne :

-demander à quelqu’un de nous relancer sur nos projets « tiens, tu en es où sur ce projet… »
-s’engager devant d’autres, par exemple prendre des dates intermédiaires.

N’hésitez pas à partager vos trucs à vous !

 

 

Photo by Alice Moore on Unsplash

 

 

 

 

 

 

 

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