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L’envie de changement de job commence souvent par l’expression d’un problème, par un truc qui ne va pas, ou qui ne va plus. Un inconfort au travail. Cela peut concerner l’entourage par exemple, son manager, ses collègues, ou alors le problème vient du job en lui-même, on n’en peut plus de faire la même chose, on déteste finalement le contrôle de gestion ou bien le marketing n’a plus le sens qu’il avait au départ.

Bien sûr je trouve cela intéressant de savoir ce qui ne va pas, ça évite de tout changer pour finalement se retrouver avec les mêmes problématiques à l’arrivée. Et ça permet d’être soulagé quand on a compris : ah oui, je vois, ce sont les valeurs de la boite qui ne me conviennent pas ! pas mes collègues, pas mon manager, et du coup je sais ce qu’il me reste à faire.

J’écrirai probablement un article sur ce sujet, sur comment identifier ce qui ne va pas, mais aujourd’hui, j’ai envie de positif ! Parce que savoir ce qui ne va pas, ce n’est parfois pas suffisant, et cela peut même être justement ce qui vous bloque. Vous savez ce qui ne va pas, tout le monde le sait -vos potes, vos voisins et vos parents-, et pourtant, vous restez bloqué.

Une autre option de réflexion s’avère particulièrement efficace : voir les choses différemment, transformer le négatif en positif.

Par exemple, si j’en ai marre de travailler tout seul sur mes dossiers (alors que je fais partie d’une équipe), au lieu de me focaliser ce que je ne veux plus, je me focalise sur moi et sur ce que je veux.

A la place de « travailler tout seul la plupart du temps », je veux par exemple désormais 
-exercer une activité dans laquelle on travaille en équipe
-et/ou travailler avec des personnes qui ont l’habitude et donc savent travailler en équipe
-ou bien travailler avec des gens qui ont réellement l’esprit d’équipe

Plus on est précis dans ce que l’on veut vraiment, plus c’est aidant pour la suite. Le truc, c’est vraiment de se poser deux secondes à chaque fois que vous pensez à quelque chose dont vous ne voulez plus, et de réfléchir à ce que vous voulez à la place, en échange ! La question n’est plus « pourquoi » je veux changer, mais « pour quoi ».

Une fois le problème posé en ces termes, alors les questions qui viennent sont plus productives. Le cerveau est stimulé d’une autre façon et peut apporter des réponses !

Par exemple, dans notre cas, une fois que vous avez défini ce que vous voulez vraiment, la prochaine étape est de se demander :
-c’est quoi les métiers où l’on travaille en équipe ?
-où est-ce que l’on trouve des gens qui travaillent en équipe, et qui le font bien ? dans quel type de boite ?
-à quelle valeur ça correspond ?
-et comment je pourrai le vérifier une fois que j’aurai des hypothèses ?

En enquêtant, vous pourriez trouver des métiers où l’on travaille systématiquement en équipe, ou bien trouver un secteur où le travail de groupe est une réalité, et vous pourriez aussi réaliser qu’il existe des formations et des outils pour mieux travailler ensemble, et voir comment dans votre entreprise actuelle et votre poste actuel former les gens et leur donner des outils pour travailler ensemble.

Autre option : se servir de ce qui ne va pas comme un indicateur de ce qui va. OK il y a des trucs qui ne vont pas. Mais qu’est ce qui va bien et qui donc mériterait de prendre plus de place ? à quoi êtes-vous super bon et que vous adorez faire ? comment pourriez-vous vous débrouillez pour le faire de plus en plus ? est-ce possible dans votre job actuel ? ou faut-il changer ? sur quoi pouvez-vous vous appuyer pour être mieux dans votre job tout de suite ?

OUI MAIS…

Bien sûr ce n’est pas si simple, car à un moment, il y a les « oui mais » qui apparaissent. Il y a forcément des raisons pour lesquelles vous n’avez pas encore changé, et elles vont réapparaitre : « oui mais est-ce que ça vaut le coup de prendre des risques? » « oui mais je ne sais faire que ça ! » « oui mais je ne sais pas comment gagner ma vie avec ça” « oui mais je ne peux partir, je viens d’arriver ! »

Alors pour l’instant, on met ces “oui mais” de coté. En effet, se focaliser trop tôt sur le « comment faire » est prématuré. Ce “oui mais” qui apparait presque automatiquement est hyper bloquant. Ca vaut le coup de s’attarder d’abord sur ce que vous voulez atteindre, c’est vraiment une étape à ne pas négliger.

Dans un second temps, quand vous aurez défini ce que vous voulez à la place de ce que vous ne voulez plus,  réecrivez votre « oui mais » en l’ajoutant dans votre vision positive. « Je veux faire ceci ET gagner de l’argent » plutôt que “Je veux faire ceci mais je ne peux pas gagner ma vie avec ça”.

Quand vous passerez au comment, alors ce sera beaucoup plus simple car l’équation sera posée !

Voila donc l’essence de ce que j’avais envie de transmettre aujourd’hui : on est bien souvent plus constructif et plus disposé à être créatif lorsqu’on se motive avec des questions positives, tournées vers l’avenir.

Quel sera pour vous le scénario idéal quand vous aurez bougé ? d’ici un an, que sentirez vous ? où serez-vous ? dans quel type d’environnement travaillerez vous ? quel sera votre journée type de travail ? à quoi consacrerez vous la majeure partie de votre temps ?

 

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