Je suis intimement convaincue que chacun d’entre nous a le droit de vivre la vie professionnelle qu’il souhaite. Celle dont il rêve. D’aimer ce qu’il fait. D’utiliser ses talents. De trouver sa juste place.

Chacun d’entre nous a le droit de faire quelque chose qui lui va comme un gant plutôt que de se transformer chaque jour pour faire quelque chose qui ne lui correspond pas.

Vous avez le droit de devenir artiste même si vous faites de la finance. De faire un métier manuel même si vos parents vous voyaient plutôt avocat. De devenir écrivain après avoir été enseignant.

Et non seulement je suis convaincue qu’on a tous ce droit de faire ce qui nous convient le mieux, mais je suis convaincue que c’est même un vecteur de réussite.

Un jour, j’expliquais à des étudiants que nous allions travailler ensemble sur le thème de l’entrée dans la vie professionnelle avec pour objectif non pas de les aider à trouver un job, mais de les aider à trouver un job qu’ils aiment. Une étudiante a pris la parole « mais madame, c’est déjà bien si on trouve un job, non ?». Eh bien…pas tout à fait

D’abord, parce que quand vous cherchez un job, vous êtes bien plus convaincant quand votre enthousiasme est réel, quand ça transparait que vous êtes motivé par le job, par la mission, par l’entreprise.

Et ensuite, parce que quand vous êtes bon dans ce que vous faites et heureux de le faire, tout le monde est gagnant !

« Le monde a besoin de ce don que vous seul avez » est le slogan de la coach américaine Marie Forleo. Si vous êtes à la bonne place dans votre job, là où vous pouvez donner le meilleur de nous-même, vous contribuez forcément à rendre le monde meilleur.

Et bien sûr, en plus d’être bon pour le monde, trouver le job qui vous convient, qui vous correspond, est bon pour vous.

Vous irez travailler avec le sourire, parce que vous savez que vous allez donner le meilleur de vous-même, parce que vous allez vous épanouir, grandir, ou juste bosser avec des gens sympas, peu importe à partir du moment où c’est ce qui VOUS convient.

Mais alors, si on a le droit de faire ce qui nous correspond le mieux pour gagner sa vie, si c’est même un gage de réussite et si on y gagne tous, pourquoi on ne le fait pas ?

Comment en arrive-t-on à faire un job que l’on n’aime pas (ou plus) ?

Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, il est possible que vous n’ayez jamais réfléchi à la question « qu’est ce qui me plairait de faire 8 heures par jour ? » 

Ou que vous ayez oublié vos rêves d’enfant … Nombreux sont ceux qui, et j’en ai fait partie, parce qu’ils ont de bons résultats à l’école, sont poussés vers des voies toutes faites, mais pas forcément faites pour eux. Dans lesquelles ils vont au mieux s’ennuyer, au pire sentir qu’ils passent complètement à côté de leur vie.

On réfléchit un peu pendant nos études pour choisir une première orientation et puis après, on se laisse souvent porter par les événements. Par l’urgence de trouver un travail. Par le manque d’énergie. C’est ce que j’appelle « être en pilote automatique », on ne se pose jamais pour se dire, « mais au fait, il me convient mon job ? vraiment ? »

Et puis, à qui en parler ? Les proches ont envie de nous protéger avant tout, « un CDI c’est mieux quand même non ? ». La famille nous écoute ou nous conseille, mais parfois avec ses propres représentations, et il peut être difficile d’oser vouloir devenir artiste dans une famille de médecins par exemple. Quant aux amis, ils peuvent en avoir marre de nous entendre dire qu’on aime pas notre job mais qu’on ne sait pas quoi faire …

Or, formuler une problématique à voix haute avec quelqu’un qui nous écoute vraiment, peut déjà beaucoup faire avancer les choses.

Quand on commence à se dire qu’il serait peut être temps de passer à autre chose, qu’on a le droit de faire quelque chose qu’on aime, et qu’on commence à y réfléchir, un autre problème apparait : pas si simple de savoir ce que l’on veut faire ou être !

Qu’est-ce que j’ai vraiment envie de faire ? Quels sont mes talents, à qui pourraient-ils être utiles ? On manque de méthode pour le découvrir. Et d’informations aussi, car parfois on ne connait même pas l’existence de certains métiers, on ne sait pas qu’on peut vivre en faisant telle ou telle activité.

On ne nous apprend pas tout ça à l’école. Or, s’orienter tout au long de sa vie, ça s’apprend !

C’est même selon certains une compétence fondamentale à acquérir pour le futur, étant donné que l’on aura plusieurs carrières. C’est très bien expliqué dans cet article par exemple

« Chercher sa voie » ce n’est pas chercher au fond de soi une voie unique, toute tracée, qui ne demande qu’à être découverte. Pour moi, c’est plutôt faire des hypothèses, sur soi et sur le monde, les tester, les analyser.  Ce qui veut dire que ce n’est pas non plus simplement de l’introspection. Et que s’orienter ce n’est pas faire un choix pour toute la vie.

Et quand vous avez appris à vous orienter et que vous l’avez fait une fois, alors vous devenez meilleur dans ce processus : vous vous connaissez mieux, vous avez davantage confiance en vos capacités à oser, à changer. Cela a été mon cas. Lorsque je suis passée de la communication à la formation et l’accompagnement, j’y suis allée un peu au hasard, j’ai testé plein de trucs, sans vraiment faire attention à ce qui me plaisait vraiment ou pas, ce qui me fatiguait ou pas; j’étais juste capable de voir ce dans quoi j’étais compétente et les sujets pour lesquels je l’étais moins. Et puis un jour j’ai décidé de prendre du recul, et de travailler à ma façon, et c’est de là qu’est née mon activité actuelle.

Et enfin, une des raisons qui peuvent nous empêcher d’agir pour nous sentir à notre place au travail, même si on a des envies et de super idées, on se dit, franchement, est-ce bien raisonnable ?

C’est là qu’arrivent ce que j’appelle « les barrières invisibles », celles qui sont en nous : l’influence de notre passé, les limites que nous nous mettons inconsciemment, les normes sociales, le manque de confiance en nous, la petite voix qui dit « tu ne comptes quand même pas gagner ta vie avec ça? » ou « changer de métier à mon âge, franchement à quoi ça sert ? » etc etc Bref on ne s’autorise pas forcement ce droit à avoir un job qui nous convient.

J’ai deux bonnes nouvelles.

La première, c’est que toutes ces barrières, vous pouvez les dépasser, les franchir ou les contourner.

La seconde, c’est que vous n’êtes pas obligée de tout envoyer valser, quelques ajustements peuvent suffire. J’ai même des clients qui gardent leur job, car avec quelques petits changements, ils en ont fait un job qu’ils aiment.

Trouver sa juste place n’est pas un rêve, il est tout à fait possible d’y parvenir !

Ressours, c’est pour vous si …

Vous avez envie de trouver le job qui vous convient. D’être enfin à la bonne place. Vous avez envie de trouver ou retrouver du plaisir au travail. Vous avez envie de vous reconnecter à votre vrai vous,  mieux vous connaître et vous accepter, pour faire quelque chose à votre image. Vous avez envie d’avoir un job dans lequel vous pouvez exprimer son potentiel, donner le meilleur de vous-même, et ne pas avoir à transformer votre personnalité. Vous avez envie d’un job qui a un sens pour vous, dans lequel vous vous sentez aligné avec vos valeurs et vos envies. 

Plusieurs vies professionnelles nous attendent, alors je souhaite que Ressours permette à chacun de prendre le meilleur départ possible. Je souhaite vous permettre d’apprendre à mieux vous connaitre, à rêver, à expérimenter, et finalement à créer, à inventer votre prochaine étape. Et je souhaite aussi vous permettre d’acquérir les compétences et les outils qui vous permettront de vous orienter et de faire des choix tout au long de votre vie !

Mais au fait, pourquoi ce nom “Ressours” ?

Ressource est un mot que j’aime beaucoup, dans tous les sens qu’on lui donne : se ressourcer, ressources naturelles, ressources renouvelables, non renouvelables, être plein de ressources, avoir de la ressource, puiser dans ses ressources.

Vous avez  tous en vous de belles ressources, parfois cachées, insoupçonnées, mises sous le tapis… mais qui peuvent être réactivées.

Quant à l’orthographe, c’est juste parce que j’aime bien les ours … à quoi ça tient parfois…

=> Comment je travaille