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Cela fait maintenant 2 ans que j’ai lancé mon activité de coach et formatrice sur tout ce qui touche au changement de vie professionnelle. Mais tout a commencé il y a bien plus longtemps, ma reconversion a pris du temps.

J’ai eu le temps de faire des trucs cool, et aussi des erreurs. Des erreurs qui ont failli me faire tout arrêter. 

Bien évidemment je ne les ai vues qu’après, avec le recul. 

Alors aujourd’hui je voudrais partager avec vous ce que j’ai appris de ma reconversion, les principales leçons que j’en ai tirées et qui me sont toujours utiles quand je réfléchis à comment j’ai envie d’évoluer, autant professionnellement que personnellement.

Dans ma vie d’avant, je travaillais « dans la com », en entreprise, d’abord à Paris puis en province.

Ça me plaisait mais je ne me sentais pas complètement à ma place dans le monde de l’entreprise, et je sentais qu’il y avait autre chose qui m’appelait, qui m’attendait.

Alors un jour, 3 ans après un bilan de compétences qui avait fait ressortir mon envie de former et d’accompagner sur des thématiques de développement de l’humain, après m’être formée le week-end tout en continuant mon job, j’ai sauté le grand pas. C’était en 2013, je venais de démissionner pour suivre mon conjoint muté dans une autre ville, c’était l’occasion : je me suis donc lancée en tant que formatrice et coach. 

J’avais quelques envies, notamment celle de travailler avec les étudiants, parce que j’avais réalisé qu’en entreprise, avec toutes les formations au développement personnel que j’avais pu faire, j’avais appris plein de choses, et je me disais « pourquoi on ne nous apprend pas tout cela à l’école ? ». Je voulais donc faire des formations dans ce domaine. 

J’ai commencé par lancer un blog pour écrire sur ce sujet, et puis on m’a proposé une première mission. C’était pour une école de commerce qui lançait un parcours pour aider ses étudiants à travailler sur leur projet professionnel, et qui cherchait des formateurs pour animer ce parcours.

J’ai failli dire non parce que ce n’était pas exactement en phase avec ce que je voulais faire, ça touchait plus à l’orientation et à l’insertion professionnelle qu’aux soft skills. Et puis je ne me sentais pas super légitime. 

Mais j’ai dit oui, et j’ai adoré. Une révélation ! J’ai découvert une activité et un public géniaux.

Ca c’est vraiment un truc que je garde : tester, essayer des choses. Passer à l’action.

On ne peut pas savoir ce que l’on aime, découvrir des trucs peut-être faits pour nous en restant dans son canapé. L’action a plus de pouvoir que la réflexion. Mais cela marche à une condition : savoir analyser ensuite cette expérience. J’y reviendrai.

Donc j’ai adoré ça et j’ai développé cette activité, j’ai commencé à travailler pour d’autres écoles.

Mais bizarrement je n’y suis pas allée à fond. Non, je me suis conformée à l’image que j’avais de ce que doit être un consultant ou un formateur. J’ai multiplié mes sujets d’intervention, je répondais à des appels d’offre, on me faisait des propositions, j’acceptais. Vous me direz qu’après tout, là encore j’explorais. C’est vrai, mais je n’analysais pas mes expériences…

D’un coté, j’ai eu la chance de beaucoup apprendre en travaillant pour des gens qui avaient la même approche que moi dans la façon de former. Et comme j’ai beaucoup formé des employés de plateformes d’appels téléphoniques, j’ai continué à être en contact avec un public jeune, en entreprise cette fois.

Mais d’un autre côté, c’est comme ça que petit à petit, je me suis retrouvée à m’éloigner de mon sujet préféré.

Je ne développais pas d’activité de coaching par exemple, je me focalisais uniquement sur la formation. Je me suis beaucoup fatiguée parce que j’allais très souvent en dehors de ma zone de confort : j’intervenais sur des thèmes de formation moins familiers par exemple, et j’animais beaucoup de groupes ce qui me demandait énormément d’énergie, étant d’un tempérament introverti. Je me déplaçais beaucoup, ce qui ajoutait encore à ma fatigue.

A un moment je me suis éloignée de ce que je voulais faire au début, je me suis épuisée et j’ai perdu la motivation. Et je me suis dit ce n’est pas possible, ce pour quoi j’ai voulu faire ce métier, je ne le retrouve plus.

Alors j’ai décidé d’arrêter tout ça, de faire une pause, c’était fin 2016. J’ai repris un job salarié, et tout aurait pu s’arrêter là.

L’erreur que j’avais faite alors était de ne pas m’être suffisamment écoutée. Ce que je retiens donc pour ne plus jamais en arriver là, c’est d’écouter mon coeur et mon corps AUTANT que ma tête. 


A l’époque, je n’écoutais pas mes envies de travailler de manière plus douce, je n’écoutais pas mon coeur qui me disait qu’accompagner les jeunes à démarrer leur vie professionnelle, c’était vraiment ça mon truc.

A l’époque, je n’écoutais pas ma fatigue physique, je n’écoutais pas non plus mes peurs et mon stress qui me réveillaient à 5h du matin. Je n’écoutais que mon cerveau me dire d’avancer pour atteindre quoi, je ne sais pas trop, me conformer à un modele pour gagner ma vie probablement. Me dire que ce n’était certainement pas avec les étudiants et le coaching que j’allais gagner ma vie.

Finalement, en apparence, j’avais changé de métier, j’étais devenue indépendante, mais finalement je n’avais pas tant changé à l’intérieur de moi, j’essayais toujours de tout faire bien comme il faut.

Aujourd’hui j’ai appris à écouter mes envies, ce qui me fait vibrer moi, à y être plus attentive, et surtout à leur faire confiance et leur donner les moyens de se réaliser. J’ai aussi appris à écouter mon corps et à reconnaitre les signaux d’alerte.

Donc toute l’année 2017 je me suis posée, j’ai réfléchi, j’ai laissé remonter mes envies à la surface, et je suis revenue avec un nouveau projet en me disant : « maintenant je m’écoute, j’écoute ce que j’ai envie de faire, j’écoute ce que je fais bien. » 

Ce que j’avais envie de faire, c’était toujours d’aider les étudiants et aussi les personnes en poste qui démarrent dans la vie active, à construire une voie qui leur convient vraiment pour qu’ils soient épanouis, qu’ils s’éclatent dans leur travail. J’avais envie accompagner les personnes à prendre conscience de leurs désirs profonds et de leur potentiel. Et j’avais envie de continuer à apprendre et transmettre de façon créative.

Et je me suis dit « je vais le faire à ma façon, je vais le faire en utilisant ma créativité, je vais le faire avec ma patte ». Alors aujourd’hui, je travaille beaucoup à distance et un peu en présentiel. Je fais un peu de groupe, beaucoup d’individuel. Je mélange la formation et le coaching. J’invente mes programmes. Je le fais à ma façon et c’est comme ça que je me sens bien et épanouie dans mon travail.

Voilà donc peut-être mon apprentissage essentiel : accepter qui je suis, accepter ma personnalité et faire AVEC plutôt que contre. 


M’appuyer sur mes singularités pour créer, inventer quelque chose à mon image, plutôt que de tout bien faire comme il faut ou d’essayer de faire “ rentrer des ronds dans des carrés ». Ce n’est pas toujours simple, ça fout souvent la trouille, mais c’est ce qui me fait le plus avancer et qui me permet de donner vie à de beaux projets ! 

Si tout cela vous parle, si vous aussi vous êtes en chemin vers autre chose ou y pensez, voici pour terminer 4 questions à vous poser pour faire avancer votre réflexion :

-Que pouvez-vous tester de nouveau ? maintenant ?

-Avez-vous pensé à demander à votre coeur ce dont il avait envie ? à écouter votre corps ? Il en sait des choses…

-Avez-vous besoin de vous reconvertir ou plutôt de vous réinventer ?

-Vous êtes vous dit récemment, sans même vous en rendre compte : « je vais faire cela comme ça parce c’est comme cela qu’on fait » ? Et si vous faisiez à votre sauce, ça donnerait quoi ?

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